19 septembre 2026
Cinéthèque : un mois pour rendre la recommandation plus intelligente, plus fiable et plus simple
Au cours du dernier mois, Cinéthèque a surtout travaillé sur ce qui compte vraiment pour une application de recommandation : mieux comprendre l’intention, respecter les abonnements choisis, confirmer la disponibilité réelle au Canada et livrer cinq suggestions solides sans perdre l’utilisateur dans les filtres.
Cinéthèque : un mois pour rendre la recommandation plus intelligente, plus fiable et plus simple
Le dernier mois de développement de Cinéthèque a été moins spectaculaire qu’un gros lancement visuel, mais beaucoup plus important sur le fond.
L’application commence à sortir de la logique du simple moteur de recherche de films pour devenir ce qu’elle devait être dès le départ : un assistant capable de répondre à une question très humaine — « qu’est-ce qu’on regarde ce soir? » — sans demander à l’utilisateur de comprendre toute la mécanique derrière.
L’essentiel du travail récent a donc porté sur trois choses : mieux interpréter les préférences, respecter réellement les plateformes choisies et améliorer la qualité des cinq recommandations finales.
Les abonnements deviennent une vraie priorité
Un des changements importants a été de mieux distinguer ce qui est disponible sur les plateformes que l’utilisateur possède déjà de ce qui existe ailleurs.
Cinéthèque privilégie maintenant d’abord les abonnements cochés par l’utilisateur, puis les options gratuites légales au Canada, et seulement ensuite les locations si elles sont explicitement autorisées.
Cette hiérarchie est importante, parce qu’une bonne recommandation ne sert pas à grand-chose si elle oblige ensuite l’utilisateur à chercher où voir le film ou à payer encore pour le louer.
L’objectif est donc simple : proposer en premier ce qui est réellement regardable maintenant.
Les locations sont mieux contrôlées
Le mode « Inclure les locations » a également été clarifié.
Par défaut, il reste désactivé.
Lorsqu’il est activé, les résultats peuvent inclure des locations pertinentes, notamment sur Prime Video et YouTube Films. Les achats, eux, ne doivent pas venir polluer les suggestions.
Cette distinction paraît petite, mais elle change beaucoup l’expérience : Cinéthèque doit aider à choisir un film, pas transformer chaque recherche en catalogue transactionnel.
Les filtres ont été repensés
Un autre chantier important du dernier mois a été la logique des filtres.
Les genres restent des critères forts.
En revanche, les ambiances — léger, intense, romantique, réconfortant, sombre, etc. — sont de plus en plus traitées comme des préférences de classement plutôt que comme des contraintes absolues.
Pourquoi?
Parce qu’un utilisateur peut vouloir une comédie légère sans pour autant accepter qu’une combinaison trop stricte de critères réduise le résultat à un seul film, voire à aucun.
La nouvelle logique cherche donc à conserver cinq suggestions pertinentes même lorsque plusieurs préférences sont combinées.
Cinq cartes, mais pas cinq cartes identiques
Cinéthèque travaille aussi à mieux répartir les recommandations entre les abonnements sélectionnés.
Quand plusieurs plateformes sont cochées, le système ne doit pas simplement prendre les cinq films les mieux notés d’une seule plateforme.
Il doit conserver une certaine diversité, tout en continuant de favoriser la qualité.
L’objectif devient donc un équilibre entre :
- pertinence;
- note;
- disponibilité;
- langue;
- diversité des plateformes;
- adéquation avec l’intention de recherche.
Cette logique est particulièrement importante pour les utilisateurs qui paient déjà plusieurs abonnements et veulent réellement profiter de leur catalogue complet.
La langue française devient une vraie règle, pas une indication
La gestion du français a également beaucoup évolué.
Cinéthèque distingue désormais plus clairement :
- audio français;
- sous-titres français;
- anglais en dernier recours.
En mode strict français, l’objectif est de ne pas proposer un film simplement parce qu’il existe sur une plateforme : il faut aussi vérifier que la version disponible correspond réellement aux préférences linguistiques de l’utilisateur.
Cette confirmation a été étendue à davantage de plateformes et utilise maintenant une logique de cache afin d’éviter de refaire inutilement les mêmes vérifications.
Une validation plus sérieuse de la disponibilité
L’un des problèmes les plus frustrants des applications de recommandation est de proposer un film qui n’est finalement pas disponible là où elles le prétendent.
Cinéthèque utilise donc de plus en plus les données de disponibilité comme une étape de validation plutôt que comme une simple information décorative.
Le système cherche à confirmer :
- la disponibilité au Canada;
- la plateforme;
- la langue;
- le lien de visionnement;
- le type d’accès.
Certaines plateformes restent plus difficiles à vérifier automatiquement, notamment certaines sources gratuites ou canadiennes. C’est un chantier encore ouvert.
Le cas des plateformes gratuites
Le dernier mois a aussi mis en lumière une limite importante : toutes les sources gratuites ne sont pas également faciles à découvrir et à confirmer.
Des services comme l’ONF, Télé-Québec, TV5/Unis ou certaines portions de TOU.TV ne sont pas toujours correctement représentés dans les catalogues externes utilisés par l’application.
Plutôt que de les abandonner, l’orientation actuelle consiste à ajouter progressivement des mécanismes de confirmation spécifiques pour ces sources.
C’est particulièrement pertinent pour Cinéthèque, parce que les contenus gratuits légaux peuvent devenir un vrai avantage différenciateur au Canada.
La recherche devient plus rapide et plus robuste
Les performances ont également été retravaillées.
Le nombre de recherches concurrentes a été réduit afin d’éviter de lancer trop de requêtes inutiles en même temps.
La logique de remplissage des résultats a aussi été améliorée : si une première passe ne trouve pas cinq films valides, le système peut explorer de nouvelles pages ou utiliser une requête de secours.
L’objectif reste constant : afficher cinq bonnes cartes, puis garder des réserves pour les swipes suivants.
Des tests récents ont montré des temps de réponse généralement situés dans une plage de quelques secondes à une quinzaine de secondes selon la complexité de la demande et les validations nécessaires.
La prochaine étape sera évidemment de continuer à réduire ce délai sans sacrifier la qualité.
Le swipe devient plus cohérent
Le système de cartes reste au cœur de l’expérience.
L’utilisateur peut écarter ce qui ne l’intéresse pas, conserver ce qu’il veut regarder plus tard et construire progressivement sa bibliothèque.
L’idée est que Cinéthèque apprenne moins par un long questionnaire que par les gestes naturels de l’utilisateur.
Chaque recherche doit donc être rapide à comprendre et rapide à parcourir.
Une recherche rapide à partir des tendances
Une autre direction récente consiste à profiter davantage des contenus déjà présents dans la section Recherche.
Les Top 50 par plateforme et les nouveautés peuvent devenir une source directe pour des recherches rapides comme :
- Top 50 Canada dans mes plateformes;
- Nouveautés dans mes abonnements.
L’intérêt est double : proposer une expérience presque instantanée et exploiter des données déjà disponibles au lieu de déclencher inutilement de nouvelles recherches coûteuses.
Les données commencent aussi à être mesurées
Cinéthèque a récemment ajouté une couche analytique plus sérieuse.
Les pages vues, les recherches lancées et certains filtres peuvent maintenant être suivis afin de comprendre comment l’application est réellement utilisée.
C’est une étape importante.
Jusqu’ici, beaucoup de décisions étaient prises à partir de tests internes et d’intuition produit.
La suite doit progressivement intégrer les comportements réels des utilisateurs : ce qu’ils recherchent, ce qu’ils swipent, les plateformes qu’ils utilisent et les points où ils abandonnent.
Une application qui se rapproche de sa vraie promesse
Le mois écoulé n’a donc pas été consacré à ajouter des dizaines de fonctions.
Il a surtout servi à rendre les fonctions existantes plus fiables.
C’est probablement la bonne direction.
Cinéthèque n’a pas besoin d’être le plus gros catalogue de films.
Elle doit être l’application qui réduit le plus vite possible l’écart entre :
« On regarde quoi? »
et
« Parfait, on part celui-là. »
Chaque amélioration récente — abonnements, disponibilité, français, filtres souples, cinq cartes, diversité des plateformes, validation des résultats — va dans cette direction.
La suite
Les prochaines priorités sont maintenant assez claires.
Il faut continuer à améliorer la vitesse, renforcer la couverture des plateformes canadiennes difficiles à vérifier, exploiter davantage les données d’usage et simplifier encore l’accès aux meilleures suggestions.
Le défi n’est plus seulement de trouver des films.
Le défi est de faire suffisamment bien le tri pour que l’utilisateur n’ait presque plus besoin d’y penser.
C’est là que Cinéthèque commence vraiment à devenir utile.